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mercredi 28 mai 1997.
Platini: "Un Tournoi idéal pour bien lancer le Mondial" PARIS, 28 mai (AFP) - "Enfin, on va savoir..." Michel Platini qui a la paternité du projet, est impatient d'assister au Tournoi de France qui réunira le Brésil, champion du monde, l'Italie, vice-championne du monde, l'Angleterre et la France, demi-finalistes de l'Euro-96, du 3 au 11 juin dans quatre villes du Mondial-98. L'ancien capitaine et sélectionneur de l'équipe de France, confortablement installé dans son bureau du Comité français d'organisation (CFO), attend fébrilement le test presque grandeur nature que constituera "son" Tournoi, au niveau de la logistique, à pratiquement un an du coup d'envoi du Mondial (10 juin-12 juillet 1998). Q: Considérez-vous ce Tournoi comme une répétition générale ? R: "C'est une répétition seulement pour le site de Lyon, qui sera en configuration Mondial-98. Dans les trois autres villes (Nantes, Montpellier et Paris), ce ne sera pas le cas." Q: Pourquoi avoir choisi Lyon ? R: "On a choisi Lyon pour bien montrer que la Coupe du monde ce n'était pas uniquement Paris mais toute la France. Dans un premier temps, avant le forfait de Lens, la ville de Lyon devait être la seule à accueillir deux matches, soit les quatre équipes invitées. Ce choix était donc logique". Q: En quoi consiste cette configuration Mondial ? R: "On va y tester un certain nombre de secteurs comme les installations pour la presse mais aussi la sécurité hors et dans le stade, avec notamment le rôle important des volontaires qui seront au nombre de 600 à Lyon. Au niveau de la logistique, on va donc enfin savoir si ce que nous avons préparé en interne est opérationnel sur le terrain. Tous les directeurs de site seront d'ailleurs présents à Lyon". Q: Outre cet aspect organisationnel, l'intérêt sportif de ce Tournoi n'est pas négligeable... R: "J'ai toujours voulu qu'on organise un tel Tournoi. Le plateau réuni est remarquable, les quatre équipes viennent pour gagner, et ce Tournoi va lancer merveilleusement la Coupe du monde. Je pense qu'on va se régaler à tous les niveaux. Tout le monde est heureux: les organisateurs, les joueurs et le public qui a déjà répondu puisqu'il n'y a plus aucune place de disponible". Q: N'avez-vous pas peur que la fatigue des joueurs en fin de saison nuise justement au succès du Tournoi ? R: "La fatigue est souvent morale à cette période. Faites moi confiance, la motivation viendra toute seule avec des équipes de ce niveau. Autre élément en faveur d'un bon Tournoi: il est court, car ramassé sur huit jours." Q: Le succès du Tournoi est-il dépendant du comportement de l'équipe de France ? R: "Je ne le pense pas mais il faut être rationnel. Ce Tournoi n'est pas la Coupe du monde. Comme l'a dit très justement Aimé Jacquet, il ne faut pas se tromper de rendez-vous. Moi, je trouve que le sélectionneur fait du bon travail. Il a effectué des essais, innové au plan médical et a dégagé son équipe-type. Aimé prépare bien la Coupe du monde. Cela dit, ce sont les joueurs qui décideront sur le terrain". Q: Sur un plan général, avez-vous des motifs d'inquiètude à un an du Mondial ? R: "Franchement, non. On travaille pour la réussite de ce Mondial depuis quatre ans. Même si on prévoit tout, il y a toujours un risque notamment au niveau de sécurité. J'ajouterai que les 64 matches, le Comité ne les maîtrise pas. Pour l'heure, je suis surtout satisfait de voir que la mobilisation se fait enfin. Au plan sportif, les grands seront là et ce qui se passe en Afrique est fabuleux: nous allons sans doute avoir le Maroc, la Tunisie, le Cameroun. Quelle ambiance dans les stades..." Propos recueillis par BERNARD BRIVET. |
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