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Match de gala: entraînement des deux
sélections sans leurs stars
AIX-EN-PROVENCE, 3 décembre
Les sélections européenne et du reste du monde ont
effectué, mercredi à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), un léger entraînement en l'absence
des stars attendues seulement dans les heures précédant le match de gala, jeudi au Vélodrome, en
préambule au tirage au sort de la Coupe du monde 1998 de football.
"J'ignore le nom et le nombre des joueurs présents à cet entraînement. Je vais peut-être devoir
me sélectionner jeudi", a remarqué avec humour, l'Allemand Franz Beckenbauer, suppléé pour
cette séance par Michel Hidalgo et Robert Buigues, naguère en poste à Niort.
"L'essentiel est d'offrir du plaisir aux gens, sans se soucier du résultat. Michel Platini a eu une
excellente idée en organisant ce match, comparable à un spectacle", ont estimé de concert, Franz
Beckenbauer et son homologue brésilien Alberto Carlos Parreira, en charge de la sélection du
reste du monde.
Dans les rangs européens, passablement clairsemés, six joueurs, dont le Marseillais Andreas
Koepke, vainqueur à l'applaudimètre, ont participé à cet entraînement sur un stade balayé par un
mistral glacial. Sur l'autre moitié de terrain, le reste du monde, amputé de son brelan d'as
Kanu-Battistuta-Ronaldo, était en revanche représenté par treize joueurs.
"C'était un entraînement symbolique. Les joueurs sont assez timides. Pour eux, les stars ce sont
les autres", a estimé Michel Hidalgo.
"Ronaldo arrivera jeudi à 11 heures", a assuré Parreira. Interrogé sur le Brésil, ce dernier,
champion du monde avec les "Auriverde" en 1994, a parlé d'un groupe actuel "plus talentueux,
mais moins expérimenté que son prédécesseur".
Quant à Beckenbauer, très heureux de retrouver Marseille six ans après son départ de l'OM, il n'a
pas manqué de classer l'Angleterre parmi les nations favorites de la Coupe du monde. "Je ne
comprends pas pourquoi ce pays, le meilleur en Europe, n'a pas hérité du statut de tête de série",
a remarqué le Kaiser.
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